Miniature Mon avis sur Goblin Slayer

Mon avis sur… Goblin Slayer – Saison 1

Un des points positifs lorsque je suis en vacances, c’est que je peux en profiter pour rattraper mon retard sur les animes de la dernière saison. Et voici là première review que je peux sortir suite à se visionnage intensif.

Goblin Slayer est une série de light novel débutée en 2016 au Japon, écrite par Kumo Kagyu et illustrée par Noburo Kannatuki. Il existe différentes adaptions en mangas ainsi qu’un animé. Kurokawa édite la version française du manga et du light novel (même en version ebook!!). Pour l’animé, les 13 épisodes (12 + 1 résumé) sont disponibles en vostfr sur le site Wakanim. Au passage, c’est White Fox qui s’est occupé de l’adaptation, le studio derrière Re: Zero , Steins; Gate ou bien Jormungand.

À la frontière, un membre de la guilde a accompli une prouesse comme peu en sont capables : il est devenu chevalier de rang d’argent rien qu’en chassant les gobelins. La Prêtresse, une aventurière débutante, vient à peine de se lancer dans sa première équipée qu’elle est déjà confrontée à un danger mortel. Un homme vient à sa rescousse. On le nomme le Crève-gobelins. Il extermine les gobelins par tous les moyens, sans faire dans la dentelle.

Wakanim

Bon, maintenant que vous en savez un peu plus sur ce titre, qu’est ce que ça vaut? Et bien, avant toutes choses, je dois déjà vous informer que la série est déconseillée aux moins de 16 ans. Il y a eu une polémique suite à la diffusion du premier épisode, au sujet d’une scène en particulier (pour en savoir plus, cliquez juste en dessous, mais attention, il y a un petit spoiler) .

Pour en savoir plus, SPOILER
La scène en question est le viol d’une femme par plusieurs gobelins. Débutée aux US, cette polémique était plus liée au fait que lors de la diffusion de cette épisode, Crunchyroll n’avait pas informé son public que l’animé comportait des scènes de violenes. En France, plusieurs personnes, notamment sur les réseaux sociaux, se sont plaintes de la présence de cette scène. A la différence de Crunchyroll, Wakanim a informé le publique par un disclaimer au début de chaque épisodes. Il est vrai que cette scène aurait pu être moins détaillée, et être bien plus de sous entendue. Mais nous sommes en présence d’un titre seinen, style dark fantasy / isekaï, dans un monde où l’on meurt salement, dans la violence. J’avoue ne pas avoir compris la polémique en France: la scène en question est violente et ultra choquante, d’accord. Mais n’est ce pas comme ça que doivent être « montrer », en fiction, les scènes de violences, plutôt que d’une façon presque conciliante, comme cela peut être le cas dans certains animes? Pour moi, les séries qui « dédramatisent » le viol, ce sont elles qui sont choquantes.

Nous avons le droit à une série qui, lors des premières minutes, pourrait ressembler à un isekaï classique. Mais, on se rend vite compte de l’erreur commise: l’histoire va sentir la violence, le sang et la mort. Et le Gobelin aussi, même si ça semble logique. On va suivre le quotidien de Crève-Gobelins, ainsi que des personnes qui gravitent autour de lui…

En fait, c’est la série en elle même qui repose sur le personnage principal: il va rapidement éclipser les personnages secondaires, tous très génériques au demeurant. Au fil dés épisodes, notre héros va s’étoffer, gagner en persistance au fur et à mesure que nous en apprenons plus sur lui, et sur son histoire.

C’est un peu comme le scénario: ultra basique au début, puis qui se complexifie (un peu) et devient presque intéressant. Cette série a un coté RPG, avec un système de classes, de quêtes, de grands héros et d’évolutions des capacités des personnages. Du classique, mais pas entièrement: il y a aussi un coté jeu de plateau, comme si nous suivions des pions (l’opening semble y faire référence). On va vivre une petite histoire à coté de la grande. Cette impression est aussi dû au fait, que rapidement on remarque que les personnages ne sont pas nommés, que leur identité n’existe qu’à travers leur rang, et leur fonction (Ne vous inquiétez pas, il n’y a pas de problèmes pour les identifier).

Le coté sans concession de la série, bien loin des séries actuelles, est presque rafraichissant. Je commence à saturer à force de n’avoir que des animes de fantasy gentillet, avec des couleurs de partout, et un scénario vu et revu (même si dans notre cas, ce n’est guère mieux). En fait, cette série c’est un peu la face sombre d’un anime standard de ce type: d’un coté, tu as des personnages adolescents qui vont sauver le monde, c’est mignon, ils sont forts et ou il n’y a pas de sang, et de l’autre , tu as les aventuriers lambdas qui s’occupent des petites besognes. J’ai vraiment eu l’impression que l’auteur souhaitait cultiver cette ambivalence.

Si on rajoute à ça, l’animation qui est au dessus des standards actuels, on tient là une bonne série. Par contre, elle n’est pas exempte de tout défauts: il y a un coté fan service plus qu’agaçant. Ce monde semble remplit de femmes à forte poitrine mais aussi de (trop) jeunes demoiselles et/ou adolescentes hypersexualisées par le dessin et l’animation. Je sais que cela est commun dans l’animation japonaise, mais j’ai toujours trouvé ça dérangeant,et ce n’est pas prêt de s’arrêter.

Comme vous l’aurez compris, Goblin Slayer est une série que j’ai apprécié, malgré un scénario simple, mais qui a le mérite d’être plus original que la concurrence. Le coté sans concessions participe à cette originalité, même si c’est contrebalancé par des personnages secondaires caricaturaux et un coté fan service inutile. Rendez-vous pour la saison 2!



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