Mon avis sur… PUBG

Un peu moins d’un mois après la sortie de PlayerUnknown’s Battlegrounds sur Xbox One, dans une version Game Preview ( accès anticipé ), je me sens d’attaque pour vous livrer un premier avis.

Commençons donc par la base: développé par BlueHole, PUBG est jeu multijoueurs en ligne: il a fait ses premiers pas durant 9 mois en early acces sur PC avant d’enfin sortir dans une version définitive le 20 décembre 2017. C’est un jeu de survie en mode battle royale: 100 joueurs, une ile, du loot et une zone de jeu qui rétrécit petit à petit. Vous êtes parachutés sur une carte de 56Km², avec seulement vos fringues (ou pas). C’est ensuite à vous de trouver des équipements pour survivre le plus longtemps possible.Comme dirait Christophe Lambert: il ne peut en rester qu’un.

Plutôt mer, montagne, campagne ou ville?

Non, je ne parle pas de vos prochaines vacances. La map est vraiment grande, et ce sera à vous de choisir où vous souhaitez atterrir. La campagne a son charme, de même pour la montagne. Mais les villes restent les meilleurs endroits pour effectuer son shopping, mais gare à vous: ces zones attirent du monde. Et si vous souhaitez devenir vous même, l’armée recr… la possibilité de faire un tour dans une base militaire est bien évidement possible, mais cela sera à vos risques et périls

Maintenant que je viens d’écrire la préface de PUBG pour les nuls, rentrons un peu plus dans le vif du sujet: que vaut ce titre sur console?

Disclaimer: le jeu est en accès anticipé, et devrait pas mal évoluer avant sa sortie en version définitive. Les mises à jour devraient normalement améliorer le jeu petit à petit: je vous livre un avis sur la version actuelle du jeu, et non pas sur un version définitive, si elle arrive un jour.

Eh bien, je vais vous mettre en garde: sur Xbox One, c’est très moche même pour quelqu’un qui a pas mal joué à Ark en Game Preview. Les textures sont datées, un effet diaporama peut être présent à certains moments, et manette en main, ce n’est pas forcement très intuitif. Si ces problèmes techniques sont insurmontables pour vous, laissez tomber: PUBG ne va pas vous plaire. Par contre, si vous vous sentez capable de passer au-delà des problèmes graphiques et techniques, alors un monde de fun et de kiff vous attend, après un courte période d’adaptation.

Les 5 premières minutes de jeu mettront vos nerfs à rude épreuve: dés le lancement de la première partie, ça pique les yeux. Le chargement des textures n’étant pas entièrement prêt, la nature , les meubles et même des maisons vont apparaitre devant (ou sur vous), Il n’est pas rare que vous traversiez le toit d’une maison en atterrissant …Puis vient le moment de ramasser vos premiers équipements et vos premières armes: à ce moment, vous utilisez l’interface pour faire un peu le tri: le menu qui pouvait paraitre intéressant sur PC devient carrément repoussant sur Xbox, tellement ce n’est pas intuitif pad en main. Et enfin, vous commencez à bien vous déplacer, à viser et tirer: la maniabilité est … particulière. Le nombre de bouton sur une manette est bien inférieur sur une manette par rapport à un combo souris / claver, mais ce n’est pas grave: pourquoi ne pas mettre 2 actions sur un même bouton?  Ceux ne sont que les principaux problèmes constaté lors des 5 premières minutes du jeu: d’autres apparaissent en cours de partie  (la visée depuis un véhicule, les plantages qui sont récurant in-game sur One et One S,…). Pour la prise en main, cela s’améliore avec le temps, ou plutôt, on s’y habitue.  Pour la navigation dans l’interface… je la subis toujours après 30 heures de jeu. Mais malgré ces problèmes, je me reconnecte inlassablement, pareil pour mes potes: dés le moment où l’on commence à comprendre les différentes actions, les différentes armes, la physique du jeu et que la carte commence à être familière, le plaisir de jouer apparait. Différent de certains FPS multi sur de nombreux aspects, PUBG diffère principalement des autres jeux par sa capacité à vous permettre de jouer 15 minutes en ne croisant personne lors d’une partie, alors que 5 minutes avant, vous atterrissiez avec 10  adversaires au mètre carré. Le jeu vous laisse faire, il ne vous punit pas: libre à vous de jouer comme le souhaitez. Seconde différence de taille: le skill aide, mais ne fait pas tout. Même un noob complet peut faire top 10 et même envisager la victoire avec un peu de chance: ne pas tirer peut se révéler être un meilleur choix dans certaines situations, que d’ouvrir le feu.

Avec un ou des potes, PUBG est un créateur d’histoire dont les héros seront vous et votre team. Aucune session ne se ressemble, le moindre choix pourra vous entrainer vers la victoire ou vous mettre en position plus que délicate. Et c’est cette particularité qui arrive à rendre le solo aussi excitant: se planquer ou sortir, visiter la maison de gauche ou celle de droite, courir ou ramper, tirer ou ne pas tirer… La moindre action apporte son lot d’émotions, négative ou positive, rendant ce jeu plutôt addictif. De cette liberté  de choix, il en résulte une évolution incessante du rythme du jeu, obtenu sans outils scénaristiques. Selon votre utilisation, ce jeu peut être un bac à sable fun, vous permettre de jouer tactique et vous faire ressentir l’anxiété de la survie dans un mode hostile, tout cela en une seule et même partie.

C’est en s’intéressant au jeu, que le jeu s’intéressera à vous.

 

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